L’état d’avancement du dossier TGV, depuis son lancement en 2006, atteint aujourd’hui 50%, toutes composantes confondues.


Le chantier du TGV avance bien. En effet, le budget global du projet a déjà été engagé à plus de 95% et l’état d’avancement du chantier dans sa globalité a atteint 50%, toutes composantes confondues : études, foncier, génie civil, équipements ferroviaires, rames de trains LGV, atelier de maintenance, offre commerciale, exploration, installations terminales… C’est ce qu’ont indiqué les responsables du projet, lors d’une visite de chantier au profit des journalistes de la presse nationale, la première du genre d’ailleurs, organisée avant-hier, aux sites situés sur la région sud (près de Kénitra) du projet de LGV Tanger-Casablanca. Cet état d’avancement, nous a expliqué le directeur général de l’Office national des chemins de fer (ONCF), Mohamed Rabie Khlie, porte sur la planification globale du projet, qui a été lancé en 2006. C’est entre 2007 et 2009, a-t-on rappelé, que l’avant-projet du chantier a été lancé pour ensuite passer à des versions plus détaillées de cet avant-projet entre 2009 et 2010.

On en est à la 3e phase du projet
Cette phase du projet a nécessité une multitude d’études qui, à elles seules, ont coûté plus de deux milliards de DH, ont relevé les responsables de l’ONCF. «Il faut noter que, comme tous les autres chantiers, celui de LGV est composé de trois phases essentielles relatives à la conception, à la logistique et à la production. Quand les deux premières phases sont bien faites, en leur réservant le temps et l’effort qu’il faut, la phase de la production, en l’occurrence celle des travaux, va plutôt vite», nous a expliqué Khalid Khairan, directeur du projet de Ligne à grande vitesse (LGV).
Actuellement, on en est à la troisième phase du projet. En effet, après les phases d’études, de mobilisation de financement et des appels d’offres, vient la phase décisive de la concrétisation de ce grand chantier structurant. «Le projet de Ligne à grande vitesse (LGV) est désormais sur les rails d’une nouvelle étape de sa vie : celle des travaux de concrétisation conformément au planning prévu», a-t-on signalé, lors de cette 1re visite qui s’inscrit, fait-on savoir, dans le cadre du plan de communication spécifique au projet LGV et qui initie une série de visites futures qui devront permettre aux médias nationaux d’accompagner de près l’évolution du projet dans ses différentes étapes jusqu’à sa mise en service.

La phase des travaux est réalisée à hauteur de 10%, nous a précisé M. Khlie. Par ailleurs, le même responsable souligne que pour les marchés de génie civil, qui ont été tous placés, on a intégré pour la 1re fois dans les appels d’offres lancés la clause de la préférence nationale. Ceci a permis, signale-t-on, d’attribuer 50% du budget des travaux de génie civil à des entreprises nationales. En intégrant la sous-traitance locale pour les différentes composantes du projet, ce taux atteindra même à terme près de 65%. C’est donc un projet qui créera de la valeur ajoutée au Maroc. «Ce projet intégré, de par ses multiples composantes, permettra, à travers la participation de plusieurs bureaux d’études marocains dans la maitrise d’œuvre du projet (études, suivi des travaux…), d’acquérir la technique industrielle de la Grande Vitesse et un transfert local de compétences pour le déploiement de la suite du Schéma  directeur national LGV de 1 500 km», conclut-on, en avançant d’autres chiffres sur l’apport du projet. En effet, fait-on savoir, pendant la phase des travaux, ce sont près de 30 millions de journées d’emploi direct et indirect qui seront générées. Pendant la phase d’exploitation, près de 1 500 emplois directs et 800 indirects seront également créés.

VISITE DE PRESSE SUR PLUSIEURS CHANTIERS

La première visite de chantier au profit de la presse a porté sur plusieurs chantiers. Il s’agit des chantiers de construction du viaduc de Sebou; de travaux relatifs aux terrassements, mise en œuvre de matériaux, ouvrages d’art courants et de rétablissement de voies de communication sur le site de Sebou ; de travaux relatifs au traitement des zones compressibles; de réalisation de la base travaux de Kénitra, raccordée au réseau en exploitation et à la LGV en construction ; enfin de l’usine de traverses en béton précontraint.