Depuis 1971, date de sa création, la Société générale des travaux du Maroc (SGTM), s’est spécialisée dans le bâtiment et les travaux publics.

SGTM : UNE SUCCESS STORY FAMILIALE

  • – L’entreprise a porté son capital à 130 millions de DH
  • – Elle emploie 6.000 salariés dont 150 cadres

Depuis 1971, date de sa création, la Société générale des travaux du Maroc (SGTM), s’est spécialisée dans le bâtiment et les travaux publics. Créée par deux frères ingénieurs de leur état, Ahmed et M’hamed Kabbaj, principaux actionnaires de l’entreprise, SGTM est une SA à conseil d’administration au capital de 80 millions de DH. L’entreprise a procédé récemment à une augmentation de capital pour le porter à 130 millions de DH.

SGTM a acquis un savoir-faire et une expérience certaine dans la construction et la gestion des grands chantiers. Ce qui lui a permis de se positionner en tant que leader sur le marché marocain, selon le top management de la société. Depuis le début des années 80, l’entreprise s’est vu concéder la réalisation de chantiers de taille, le cas de l’aéroport Mohamed V, du barrage de garde sur le Sebou ainsi qu’une multitude d’hôtels tels que la Mamounia et le Hyatt Regency. L’entreprise a démontré une maîtrise dans la construction d’ouvrages hydroélectriques avec la réalisation du barrage El Hachef (930 millions de DH) ainsi que du complexe hydraulique Dchar El Oued-Aït Messaoud. D’autres barrages dont notamment ceux de Boukerkour (Tamesna), Igouzoulen (Essaouira), Oued Rmel (Tanger-Med), les travaux de génie civil du barrage Aït Hammou qui a nécessité un investissement de 560 millions de DH et la surélévation du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah.

SGTM a continué sur sa lancée, consolidant ainsi sa réputation acquise en s’attaquant à des projets de grande envergure. L’entreprise a ainsi réalisé les Twin Center, la station de transfert d’énergie par pompage (STEP) Afourer avec Alstom pour un investissement de 1,6 milliard, le viaduc Oum Rabii d’une longueur de 449 m pour un montant de 122 millions de DH, le terminal polyvalent de grande capacité commerciale à Jorf Lasfar dont le coût a été estimé à 430 millions de DH et le doublement de la voie Kénitra/Meknès pour un montant de 2,16 milliards de DH (cf. www.leconomiste.com).

Parmi les réalisations de SGTM, l’on retrouve aussi l’université Al Akhawayne et la faculté de droit de Settat. L’entreprise a également réalisé des constructions pour Bank Al-Maghrib dans plusieurs villes du Royaume. Elle a participé à la réalisation de travaux dans la mosquée Hassan II et a effectué les gros oeuvres du palais royal à Erfoud.

L’entreprise et sa filiale SGTM immobilier, dirigées de main de maître par Ahmed Kabbaj PDG, emploient actuellement quelque 6.000 salariés dont 150 cadres. Le poste de directeur général est occupé par M’hamed Kabbaj, alors que le directeur administratif n’est autre que Hamza Kabbaj, fils de Ahmed Kabbaj.

L’entreprise dispose d’un parc matériel constitué de centaines de véhicules, de grues et de bulldozers. A la pointe de la technologie, ce parc est constamment renouvelé, selon le management. SGTM s’est inscrite dans une démarche de certification qui lui value, en 2006, la certification ISO 9001 version 2000 pour la vente, l’étude et la réalisation d’ouvrages BTP.

« SGTM est en pleine restructuration pour faire face à la croissance de son activité », souligne un responsable au sein de l’entreprise. Elle vient d’ailleurs de s’offrir une nouvelle identité visuelle qui fait actuellement l’objet d’une large campagne publicitaire. L’entreprise compte dans son portefeuille clients des établissements tels que l’ONCF, l’Odep, TMSA, l’OCP, Lafarge, Samir, Bank Al-Maghrib, la Société nationale des autoroutes du Maroc ainsi que plusieurs départements ministérielles.

Sur la question d’une future introduction en Bourse, le management de SGTM, contacté par L’Economiste, s’est refusé à tout commentaire. Elle n’a pas voulu confirmer cette thèse, ni d’ailleurs la démentir.

PROJETS EN COURS

SGTM est engagée dans une série de projets d’infrastructures dans les quatre coins du pays. Parmi lesquels, le pont Moulay El Hassan (Bouregreg) long de 1.200 m dont le coût global avoisine 1,1 milliard de DH. L’entreprise est chargée également de la construction du nouveau siège de Maroc Telecom à Rabat, le passage souterrain du bd Roudani à Casablanca, le Sofitel de Casablanca et un terminal à conteneurs dans le cadre du port TangerMed. Autre projet, mais cette fois pour SGTM immobilier, un établissement hôtelier dans le cadre de la station Port-Lixus pour un investissement de 190 millions de DH, 1.000 logements moyens standings dans la ville nouvelle de Tamesna et des projets touristiques et hôteliers à Marrakech.

Saad Souleymane BOUHMADI
[Source : L’Economiste]